Le D1 est d’évidence une planche de poudreuse. Que se passe-t-il sur piste ?
Il permet de continuer à ressentir le feeling de surf qu’on a en poudreuse, dans sa façon de tenir en courbe et de rentrer facilement dans ces courbes.
- On ne ressent pas sa largeur ni sa grande longueur. Bien sûr le passage de carre à carre n’est pas aussi rapide que sur un surf alpin large de 20 cm au patin, mais ça n’est pas le programme et ça ne dérange pas. Les appuis avancés de sa géométrie par contre le rendent très efficace dès qu’on le sollicite, la puissance étant très directement retransmise. Il est beaucoup plus facile et tolérant qu’un snowboard alpin dans la majorité des conditions de ride sur piste.
- Les conduites coupées à grande vitesse sont très sures, grâce aussi à son énorme potentiel de freinage.
- Il permet d’accéder au carving extrême et de goûter aux vitelli-turns sans avoir besoin d’acquérir la longue technique habituellement nécessaire.
- Le D1 jette un pont entre la pratique alpine et la pratique freeride qui peuvent maintenant être appréciées avec un même surf.
- Passer successivement de la piste à la poudreuse ou trafffolée sans changement de position et avec la même sensation de glisse est un plaisir devenu possible avec le D1
La taille du D1 est importante. Est-il difficile à manier ?
- Tous ceux qui l’ont essayé sont unanimes (voir dans la partie « commentaires »); ils sont surpris par la maniabilité du D1 et ne sentent pas du tout sa longueur.
- C’est tout simplement parce que la longueur effective de carre (la partie en contact avec la neige) est proportionnellement très courte. Cette longueur de carres se retrouve habituellement sur un snowboard d’environ 156 cm.
La très longue spatule empêche-t-elle les figures ?
- Le D1 n’est pas conçu pour être un surf de figures. Maintenant, croyez-nous, quand on arrive sur un saut avec de la vitesse (et pour le coup un excellent contrôle), on peut envoyer de superbes sauts. Des sauts avec plus d’amplitude qu’avec de courtes planches de freestyle, comme un rider l’a très bien décrit dans la rubrique « commentaires ». Pierre-Yves Pfirter (extrait)
- De plus, le D1 est extrêmement apprécié pour sa sécurité au « replaquage ». Il est très tolérant et rattrape énormément d’erreurs à l’atterrissage. Du coup on a tendance à envoyer plus gros…
Quelle est la différence avec les premiers surfs des neiges qui avaient un peu la même forme ?
Pourquoi cette forme de talon ?
Quelle est la différence entre un D1 et un swallow ?
J’ai la sensation que la spatule est trop souple. Pourquoi ?
Voici les différentes sensations qui sont rencontrées après au moins une demi-heure de ride, et la façon de tirer la meilleure performance du D1
1 – Vous vous sentez bien en appui sur les deux pieds, vous restez bien au centre de votre snowboard.
- C’est la grande majorité des cas (˜ 8/10). Continuez, prenez de l’assurance dans cette position, poussez progressivement de plus en plus sur vos pieds pour connaître le comportement du D1 et découvrir son potentiel.
2 -Sensation de spatule trop souple (remarque souvent faite par un snowboarder issu de l’alpin, ou alors un moniteur de snowboard)
- Sachez que si vous avez le sentiment d’avoir une spatule trop souple, c’est que vous appuyez encore trop sur l’avant du snowboard (en général en entrée de courbe). Ce même défaut a tendance à entrainer un manque d’accroche du talon, et le poussera à décrocher.
3 -Sensation de talon trop dur
(remarque souvent faite par un snowboarder de tendance freestyle)
- Si par contre vous avez l’impression d’avoir sur l’arrière un talon beaucoup trop présent, c’est que vous appuyez trop sur la jambe arrière. Ce défaut là entraîne en général un effet trop directionnel, le surf tourne mal et on a tendance à faire des « tout-droit ».
En neige profonde, vous sentirez le D1 vous renvoyer sur l’avant. Ne vous battez pas contre, laissez faire…
Si malgré vos efforts vous n’arrivez pas à corriger ces éventuels difficultés d’appui, alors il faut déplacer vos fixations vers l’arrière en cas de survirage dans le premier cas, ou vers l’avant dans le deuxième cas (de talon trop ferme).
Vous découvrirez alors qu’un petit changement de position peut engendrer une importante différence de comportement du D1.
Il est de toutes manières important d’essayer d’autres réglages après quelques sorties, même si vous vous sentez bien positionné. Cela vous permettra de mieux comprendre les différences et particularités de cette géométrie unique et d’en tirer les meilleures performances.
La majorité des snowboarders n’essaie jamais de réglages différents. Nous ne parlons pas de changements de réglages incessants comme on peut le voir dans d’autres sports, mais avec le D1 ça vaut vraiment la peine de trouver vos propres réglages personnels.
Suivant le matériel utilisé, il est possible que vous ayez différents réglages.
Personnellement mes réglages varient suivant si j’utilise des fixations à plaques ou des fixations pour boots